Après les ambiguïtés sur le nucléaire, les renoncements sur la retraite à 60 ans,
le reniement du projet de fusion IR/CSG voici,
avec le grand cafouillage sur le quotient familial,
une nouvelle démonstration de l'indécision de François Hollande.
Hier matin, Harlem Désir, numéro 2 du PS,
disait à demi-mot, « oui il faut supprimer le quotient familial
(sur Europe 1: «Il y aura de la justice et les aides seront conservées
pour les catégories moyennes
et elles seront renforcées pour les ménages les plus modestes »).
Hier soir Michel Sapin, chargé du projet de François Hollande disait
« ptêt ben que oui, ptêt ben que non »
(c’est « une option, mais ce n'est pas du tout l'option décidée»).
Ce matin, Manuel Valls, directeur de la campagne de François Hollande,
disait ce matin sur RMC « oui il faut le faire »
(« Oui, parce qu'il faut rénover notre fiscalité familiale »,
en le remplaçant par « un système de crédit d'impôt »).
Enfin cet après-midi, après le tollé suscité auprès des associations familiales
François Hollande déclare à l'AFP « Je ne veux pas supprimer le quotient familial »
In fine, plus personne ne sait ce que veut faire François Hollande,
à commencer par ses propres amis.
Fidèle à sa stratégie, Hollande noie le poisson,
joue sur l’ambiguïté pour mieux tromper les Français.
Quand François Hollande aura-t-il le courage d’assumer
ne serait-ce qu’une idée claire ?
François Hollande a un devoir de vérité envers les Français,
envers les familles.
Il doit leur dire clairement s’il est prêt à supprimer le quotient familial,
socle de notre politique familiale depuis 1945.
Il doit dire les yeux dans les yeux à tous les parents qui gagnent chacun 1600€ nets
par mois s’il veut ou non augmenter leur impôt, en supprimant le quotient familial.
Il doit expliquer pourquoi il hésite à déstabiliser notre politique familiale
qui nous permet d’avoir le plus haut de taux de natalité d’Europe
et qui est enviée par les pays développés du monde entier.
Valérie Rosso-Debord













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