Si le candidat socialiste a bien confirmé qu’il créerait 60 000 postes
dans l’éducation nationale en cas de victoire de la gauche en mai prochain,
il n’a toujours pas expliqué aux Français comment il financerait cette mesure.
Mais François Hollande a été encore plus loin dans la démagogie :
il a lui-même indiqué que la création de 60 000 postes n’était pas suffisante
tout en assurant que le nombre global de fonctionnaires n’augmenterait pas !
Loin d’être le discours de clarification promis par son équipe de campagne,
l’intervention du candidat socialiste confirme la grande confusion qui règne
autour de propositions dont le chiffrage a été maintes
fois annoncé mais toujours reporté.
Au total, François Hollande s’est contenté d’user et d’abuser
de la traditionnelle rhétorique socialiste, en multipliant
les clins d’œil à l’électorat de Jean-Luc Mélenchon,
qu’il s’agisse du droit de vote des étrangers en France,
de la retraite à 60 ans ou du « monde de la finance » érigé en adversaire absolu.
La France mérite mieux que des slogans éculés surtout à l’heure
où elle doit affronter une crise qui exige plus que jamais sang-froid
et esprit de responsabilité.
Michèle TABAROT
Déléguée générale de l’UMP
Présidente de la Commission des Affaires Culturelles
et de l’Education de l’Assemblée Nationale













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